Haunting Adeline — H.D. Carlton — Quand l’ombre devient obsession

Vous avez dit que vous n’aimeriez jamais un homme comme lui. Continuez à vous le répéter...

Haunting Adeline

Adeline hérite de Parsons Manor, la demeure ancestrale de sa grand-mère Gigi. Belle, mystérieuse, chargée d’histoire. Elle s’y installe avec l’enthousiasme d’une jeune femme indépendante, écrivaine dans l’âme, curieuse de la vie. Mais très vite, elle sent que quelque chose ne va pas. Des objets bougent, des présences se font sentir. Dans le journal intime de sa grand-mère, elle tombe sur les écrits troublants de cette dernière — une femme qui, elle aussi, avait été surveillée, suivie, obsédée…


Et puis Zade arrive. Enfin… il était déjà là.

Haunting Adeline

C’est ça le truc qui rend folle; Zade Meadows n’arrive pas dans l’histoire. Il y est déjà! Depuis le début. Il n’est pas un fantôme — il est bien réel, terriblement réel… Il s’introduit dans sa maison la nuit. Il la regarde dormir, il connaît ses habitudes, ses mouvements, son intimité. Et Adeline le sait, elle sent sa présence!

Pourtant, Zade ne fait aucun mal apparent — il se contente d’être là, dans l’ombre, comme un gardien silencieux et inquiétant qu’elle n’a jamais invité. Il y a ce passage où Adeline se réveille la nuit et elle sait qu’il est là. Dans sa chambre, dans le noir. Elle dit « je sais que tu es là » et lui… il ne répond pas. Il souffle juste, et elle entend sa respiration dans l’obscurité.

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Le journal de Gigi

Le journal de Gigi, la grand-mère d’Adeline, se révèle au fil des chapitres. Et on comprend que Gigi, elle aussi, a vécu une histoire similaire. Que ce manoir porte une malédiction d’amour et d’obsession qui se répète de génération en génération. Il y a un passage où Adeline lit les mots de sa grand-mère et réalise que ce qu’elle ressent pour Zade — cette confusion, cette attraction malgré tout — Gigi l’a ressenti aussi. Elle écrivit dans son journal mot pour mot : « je ne sais plus si j’ai peur qu’il parte ou peur qu’il reste ».

Un style haletant, une plume acérée

Haunting Adeline

Ce livre pousse très loin les curseurs de l’obsession et du danger. Certains passages vous feront froncer les sourcils. D’autres vous feront tourner les pages encore plus vite. C’est exactement le paradoxe que l’auteure a voulu créer. Ce qui distingue Carlton, c’est sa prose vive, rythmée, souvent mordante. Adeline n’est pas une héroïne effacée — elle a du caractère, de l’humour noir, une voix forte. Et Zade, malgré tout ce qu’il représente, est écrit avec une précision psychologique troublante. On ne l’excuse pas, mais on ne peut pas non plus détacher les yeux de lui.

Haunting Adeline est un roman qui ne vous laissera pas indemne. Une romance d’un autre genre, envoûtante, dérangeante, addictive — où la frontière entre la peur et le désir s’efface page après page, jusqu’à ce que vous ne sachiez plus très bien de quel côté vous vous trouvez.

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